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4 articles avec textes de lukacs

Publication par notre blog du recueil "réalistes allemands du 19e siècle".

Publié le par Jean-Pierre Morbois

Vous trouverez dans les "pages" ci contre la table des matières du recueil de Georg Lukács "Réalistes allemands du 19e siècle", avec les liens vers les différents chapitres en version numérique accessibles sur Scribd  et téléchargeables.
Nous avons un temps pensé qu'un éditeur pourrait être intéressé par la publication de cet ouvrage, pour lequel il n'avait cependant à payer ni droits d'auteur, ni honoraires de traducteur. Mais cela n'a pas été le cas.
Il y a décidément en France un problème avec l'édition des œuvres de Lukács.
Aussi mettons nous aujourd'hui ces textes à disposition du public.

Publié dans Textes de Lukacs

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Liste des oeuvres de Lukacs traduites depuis la création du blog, et accessibles par les "pages" ci-contre

Publié le par Jean-Pierre Morbois

Bernie Taft : Le testament de Georg Lukács (1968)

Georg Lukács : Art sain ou art malade (1952)

Georg Lukács : Critique du Manuel de Sociologie de Boukharine (1925)

Georg Lukács : Dans quel but la bourgeoisie a-t-elle besoin du désespoir ? (1948)

Georg Lukács : De la responsabilité des intellectuels (1948)

Georg Lukács : En critique de l’idéologie fasciste (1933-1942)

Georg Lukacs, Franz Kafka ou Thomas Mann (1957)

Georg Lukács : Georg Büchner, celui falsifié par les fascistes et le véritable (1937)

Georg Lukács : Introduction aux écrits esthétiques de Marx et Engels. (1945)

Georg Lukács : Karl August Wittfogel la science dans la société bourgeoise (1925)

Georg Lukács : Karl Marx et Friedrich Theodor Vischer (1934)

Georg Lukács : La littérature et l’art comme superstructure (1951)

Georg Lukács : La mission morale du Parti communiste (1920)

Georg Lukács : La nouvelle édition les lettres de Lassalle (1925)

Georg Lukács :La poésie bannie (1942)

Georg Lukács : Le combat du progrès et de la réaction dans la culture d’aujourd’hui (1956)

Georg Lukács : Le délire raciste, ennemi du progrès humain (1943)

Georg Lukács : Le fascisme allemand et Hegel (1943)

Georg Lukács : Le fascisme allemand et Nietzsche (1943)

Georg Lukács : Le réalisme critique dans la littérature russe du XIXe siècle.

Georg Lukács : L'esthétique de Hegel (1951)

Georg Lukács : Lettre à Alberto Carocci sur le stalinisme (1962)

Georg Lukács : Le vieux Fontane (1950)

Georg Lukács : Littérature prolétarienne, "Tendenz" ou prise de Parti (1932)

Georg Lukács : Maxime Gorki (1936)

Georg Lukács : Mon chemin vers Marx (1933-1957)

Georg Lukács : Moses Hess et les problèmes de la dialectique idéaliste. (1926)

Georg Lukács : Musique (1963)

Georg Lukács : Nietzsche, précurseur de l'esthétique fasciste. (1934)

Georg Lukács : Préface à l’édition italienne de "Contributions à l’histoire de l’Esthétique" (1957)

Georg Lukács : Prolégomènes à l'esthétique.

Georg Lukács : Spontanéité des masses, activité du parti. (1921)

Georg Lukács : Sur la question du parlementarisme (1920)

Georg Lukács : Sur la question du travail de formation (1921)

Georg Lukács : Sur le Prussianisme (1943)

Georg Lukács : Sur l'esthétique de Schiller (1935)

Georg Lukács : Tournant du destin (1944)

Georg Lukács : Traiter l’actualité ou la fuir (1941)

Georg von Lukács : Emil Lask, une nécrologie (1918)

Georg von Lukács : Gauguin (1907)

Georg von Lukács : Vienne au crépuscule (1912)

Publié dans Textes de Lukacs

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Publication sur le blog des Prolégomènes à l'esthétique.

Publié le par Jean-Pierre Morbois

Nous mettons en ligne dans les pages du blog la traduction de l’ouvrage de Georg Lukács :

"Über die Besonderheit als Kategorie der Ästhetik" [Sur la particularité comme catégorie de l’esthétique] Aufbau-Verlag, Berlin und Weimar, 1985.

Cette version française d’un texte jusque-là inédit dans notre langue a une histoire, que le traducteur nous raconte :

J’ai fait la connaissance, le 22 mars 2010, de Zaira Rodrigues Vieira, une doctorante brésilienne que le professeur Nicolas Tertulian avait invitée à son séminaire de l’École des Hautes Études de Sciences Sociales. Son intervention portait sur le caractère et la méthode d’exposition du Capital, d’après l’Ontologie de Lukács. Zaira est une ancienne élève d’Ester Vaisman à Belo Horizonte, elle est mariée à un italien, Marco Vanzulli, un des animateurs de la revue Quaderni Materialisti.

Le 25 septembre 2010, nouvelle rencontre à l’occasion du 6ème congrès Marx International, où Zaira intervenait sur le Thème Considérations à propos de l’ordre de la recherche et de la présence des catégories hégéliennes dans les Grundrisse. Après sa conférence, elle m’a expliqué qu’elle préparait une thèse dirigée par le professeur Jacques Bidet, à Nanterre, intitulée : Catégorie et Méthode dans la théorie de la valeur de Marx. Sur la dialectique. Elle m’a demandé de l’aider à mettre son texte en bon français. Je n’ai jamais regretté de lui avoir dit oui, même si j’étais loin de mesurer l’ampleur du travail que cela allait représenter, car il était passionnant,

Se sont ensuivies deux années de collaboration qui ont débouché, le 15 décembre 2012, sur une soutenance, devant un jury qui ne partageait pas nécessairement l’approche Lukacsienne de l’impétrante, et l’obtention du grade de docteur en philosophie de l'université de Paris-Ouest, avec la mention "très honorable", et les félicitations du jury, ce qui représente la plus haute distinction en la matière.

Dans sa thèse, Zaira faisait abondamment référence à l’œuvre de Lukács, et son manuscrit contenait de nombreuses citations d’un livre dont le titre portugais est : Prolegômenos à Estética. Il m’a donc fallu retrouver le texte allemand de ces citations, et en donner une version française. J’ai rapidement compris qu’il s’agissait de "Über die Besonderheit als Kategorie der Ästhetik" [Sur la particularité comme catégorie de l’esthétique] Aufbau-Verlag, Berlin und Weimar, 1985, Article "Hegels Lösungsversuch" [La tentative de solution de Hegel].

Comme il n’existait pas de traduction française de ce livre, je me suis trouvé dans l’obligation de le traduire moi-même, et au bout de quelques temps j’ai disposé de larges extraits du livre. Voilà ce qui m’a conduit à le traduire dans son intégralité. Résultat en août 2013 : un volume de 357 pages auquel j’ai choisi, à l’instar des éditions italienne, serbe, espagnole, et brésilienne de cette étude, de donner le titre « Prolégomènes à l’esthétique ».

J’ai proposé ce livre à différents éditeurs. Le traducteur ne demandait pas d’autre rémunération que quelques spécimens de l’ouvrage, et la mention de son nom. Le 18 novembre 2013, j’ai rencontré l’un d’eux qui s’est déclaré intéressé. Échaudé par des expériences précédentes malheureuses, je lui ai demandé de s’engager sur un délai raisonnable de parution. D’ici un an me répondit-il. Deux ans se sont écoulés. Aucune nouvelle, aucune réponse à de multiples messages via mail, SMS, Facebook, messages audio sur son portable. Je me considère donc aujourd’hui comme dégagé de toute obligation à son égard, et je mets ce texte en ligne. https://fr.scribd.com/doc/290056809/Georg-Lukacs-Prolegomenes-a-l-Esthetique

Publié dans Textes de Lukacs

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De la pauvreté en esprit

Publié le par Jean-Pierre Morbois

Parution aux éditions la tempête :

http://www.editionslatempete.com/lukacs.html

De la pauvreté en esprit.

Georg Lukács a écrit ce texte peu de temps après le suicide de son amie Irma Seidler, commis le 18 mai 1911. « C’est au lendemain de ce drame qu’est parue mon étude De la pauvreté de l’âme, j’y décris sa mort, et j’y exprime mes sentiments de culpabilité. » [1] Il en est fait mention dans une lettre de Georg Lukács à son ami Leo Popper du 7 août 1911. [2] La première parution de ce texte a eu lieu dans les Neue Blätter, 5/6 [1912] pp. 67-92.

La situation est directement inspirée du drame. La narratrice est la sœur d’une jeune femme qui s’est suicidée, et qui raconte sa dernière entrevue avec le meilleur, le seul ami de cette femme, avant que lui-même ne se tire une balle.

La narratrice se prénomme Martha. C’est la seule des trois personnages dont il est question dans cette nouvelle dont on donne le prénom. Comme il est peu vraisemblable que celui-ci ait été attribué au hasard et que dans le corps du texte, il est question de l’épisode biblique de Marthe et Marie (Lc 10, 38-42), on peut présumer que la sœur de Martha se prénomme Marie, prénom qui est précisément l’anagramme d’Irma, l’amie de Lukács qui en est le prototype.

Le personnage masculin du texte exhale toute sa culpabilité de ne pas avoir su voir la détresse de son amie, de ne pas l’avoir secourue, de l’avoir en quelque sorte sacrifiée à son œuvre.

À l’inverse de son personnage, Lukács ne se suicidera pas. Mais ce texte est la dernière œuvre de fiction qu’il produira, après la légende du roi Midas (1908) [3]. Autant dire qu’il ne sera jamais un Thomas Mann et se cantonnera dans la critique littéraire et l’essai, mettant ainsi fin, si ce n’est à sa personne même, tout au moins à sa carrière d’écrivain

[1] Lukács, Georg, Pensée vécue, mémoires parlés, 1986, L’Arche, Paris, p.47.

[2] Lukács, Georges, Correspondance de jeunesse, 1918-1917, 1981, François Maspero, Paris, p. 177.

[3] In Europe, n°600, avril 1979, pp. 105-113, reproduit également dans le présent volume.

Publié dans Textes de Lukacs

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